Ecig et sevrage tabagique : de plus en plus d’études favorables

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Source : Pixabay

La cigarette électronique est apparue comme un phénomène qui a fait une entrée fracassante. Depuis son apparition, son image a toujours été celle d’un nouveau “gadget” en vogue, une merveille de la technologie. Il n’est pas impossible que cette image ne se soit pas totalement dissipée. Ses détracteurs s’en servent parfois pour rabaisser son crédit. Grosso modo, le vapoteur inhale la vapeur de la nicotine contenue dans l’e-liquide. La dépendance à la nicotine est vite devenue le principal argument des pouvoirs publics pour restreindre et la commercialisation et l’usage de la cigarette électronique. Mais cette dépendance est bien moindre que pour la cigarette classique, la science prouve qu’elle ne dure que quelques jours. De plus, le danger de la nicotine n’est rien en comparaison avec celui des quatre mille composés chimiques dangereux dans les vraies cigarettes, la plupart de ces composés étant cancérigènes. Au fur et à mesure que les recherches avancent, de plus en plus de rapports d’études démontrent (ou réaffirment) que non seulement l’e-cigarette est moins nocive, mais qu’elle aide au sevrage tabagique.

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Autour de la nocivité de la cigarette électronique

La cigarette électronique ne contient pas de métaux lourds, de goudron ni de monoxyde de carbone… Or, ce sont là quelques-uns des composés qu’on trouve dans les cigarettes classiques, lesquelles, selon l’OMS, tuent environ cinq millions de personnes par an. La science recense actuellement jusqu’à quatre mille composés chimiques dangereux dans les vraies cigarettes. Ces composés s’attaquent entre autres aux poumons et asservissent le cerveau. Cela fait pas mal de temps que des médecins français insistent sur le fait que la cigarette électronique est de loin moins dangereuse que la cigarette classique. En effet ledit rapport indique également qu’il existe réellement des dangers pour la cigarette électronique, notamment la dépendance à la nicotine. Mais au risque de faire polémique, on ne peut qu’affirmer qu’entre deux maux, il faut choisir le moindre. La dépendance à la nicotine n’est pas un mythe, c’est scientifiquement prouvé. Mais comparée à la dépendance au tabac, la souffrance de l’organisme est bien moindre. D’ailleurs, cette dépendance est de courte durée. Quant à la question de l’incitation au tabagisme par l’e-cigarette, là encore, personne ne peut se vanter de connaître les faits réellement. Selon de nombreux gouvernements, en vapotant, les plus jeunes finiraient à coup sûr par devenir des fumeurs. Mais si l’e-cigarette n’avait jamais existé, est-ce que ces jeunes n’auraient jamais essayé les vraies cigarettes dès leur jeune âge ? Bien sûr que si. Y a-t-il des preuves de la relation de cause à effet entre le vapotage d’un jeune et son orientation vers le tabac plus tard ? Assurément pas. On peut quand même voir les choses sous un autre angle. Beaucoup de jeunes vapotent. C’est un fait. N’est-il pas alors préférable qu’ils soient accoutumés à un produit de loin moins dangereux qu’un autre ? Sans vouloir faire polémique, il est plus sûr que l’e-liquide avec nicotine se promeuve, plutôt qu’une vraie cigarette qui tue cinq millions de personnes par an. La nicotine ne contient, on le répète, ni goudron ni CO… C’est un point important.

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Arrêter de fumer par la cigarette électronique

Il est plus facile de voir les choses à travers les faits. De plus en plus de médecins spécialistes français se prononcent en faveur de l’e-cigarette, notamment pour le sevrage tabagique. Une récente étude néo-zélandaise indique que c’est “au moins aussi efficace que le patch à la nicotine”. Ne pas mâcher les mots, voilà ce qu’il faut pour bien éclairer. Passer du tabac à l’e-cig, c’est passer de la dépendance à la dépendance. Sauf que la dépendance à la nicotine est beaucoup moins dangereuse, et beaucoup moins pesante. Ce deuxième aspect est essentiel parce que petit à petit, les fumeurs se détachent du tabac, avec l’aide de la nicotine. Les vraies cigarettes contiennent de la nicotine et le goût de la nicotine, en complémentarité avec les saveurs des différents arômes, est retrouvé dans l’e-liquide. Il est vrai que nombreux sont les vapoteurs qui font des rechutes. Mais c’est typique de tout sevrage. Il y a des moments de faiblesse et le détachement total du tabac ne se brusque pas. Les cigarettes électroniques à Montpellier, à Paris, Caen ou dans toute autre ville française sont nicotinées pour la plupart. Eh bien ! C’est tant mieux. Car, sans nicotine, cela n’aiderait pas au sevrage tabagique.

 

Source : www.doctissimo.fr

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